Ecrire un mémoire…

texte de Anne Marie Beaumont & Veronique Cahiol

Promotion 1 de la certification de praticien(ne)s
en gymnastique holistique / Témoignages :
  • Anne-Marie BEAUMONT :  » De la découverte d’un « presque rien » à la justesse d’un « je-ne-sais-quoi » en soi, ou le plaisir d’apprendre par la gymnastique holistique, une approche de l’Éducation Somatique ».

Dans la formation de praticienne en gymnastique holistique, l’écriture d’un mémoire est demandée. Aujourd’hui, je sais que l’écriture de ce mémoire a été une opportunité pour moi. En effet, j’ai compris comment la pratique de la gymnastique holistique m’a permis de dépasser mes difficultés d’apprentissage liées à une dyslexie non prise en compte dans ma scolarité. Les cours de gymnastique holistique ne me mettaient pas en situation en échec. Face à ce constat, je me suis demandée alors : en quoi l’approche de la méthode de la gymnastique holistique permet-elle d’appréhender autrement une situation d’apprentissage ?
Plusieurs notions ont éclairé mon cheminement dont celles de la fluidité, associée à celle de la force créatrice en soi. J’ai repéré que ces 2 notions s’inscrivaient dans celle de la temporalité. Ce qui m’a amenée à la notion d’inachevé. J’ai choisi de l’explorer avec les travaux de Jankélévitch. Avec son approche, j’ai découvert le « Presque-rien » et le« Je-ne-sais-quoi ».
Deux concepts que j’ai transposés à l’approche corporelle de la gymnastique holistique. Pour poursuivre ma réflexion, j’ai proposé de passer le « Presque-rien » et le « Je-ne-sais-quoi » au tamis fin d’éloges présents en gymnastique holistique. J’en ai choisi 5, sans ordre hiérarchique entre eux : la contrainte, le silence, la lenteur, la curiosité, la précision. Chacun de ces éloges interroge la pratique de la gymnastique holistique ainsi que celui qui la pratique. Connaître et maîtriser le mouvement ne suffit pas pour donner un cours et le recevoir. Il manquerait cette partie subtile de l’être, ce « Presque-rien »et ce « Je-ne-sais-quoi » qui apportent toute la différence lors d’une séance. Il manquerait ce que Bergson appelle le « supplément d’Âme », que je pose comme essentiel pour un rapprochement vers soi.

Anne-Marie BEAUMONT

  • Véronique CAILHOL : « Vers une métamorphose de l’être : Tolérance et douleurs, un couple paradoxalement porteur pour restaurer le corps ».

Comment la relation à la douleur peut-elle évoluer pour se transformer en point d’appui pour progresser vers une restauration du corps ?Envisager, grâce à la gh, la tolérance et la douleur comme un couple porteur pour restaurer le corps et amener vers une métamorphose de l’Être, a été l’objet de mon étude et de ma présentation. Au travers de mon mémoire, je partage mon témoignage, enrichi de mon expérience de praticienne, pour apporter un autre regard envers la douleur, et des encouragements pour celles et ceux qui souffrent. La gymnastique holistique nous amène à faire évoluer notre regard envers notre corps et envers la douleur, à « déconstruire » pour « reconstruire » en confiance et avec bienveillance un autre schéma corporel. Elle est porteuse de renouveau : elle nous permet de transformer en profondeur notre corps dans toutes ses dimensions et ainsi progressivement de concrétiser un impossible d’hier. Ce travail d’écriture m’a permis de me centrer, de prendre conscience de ce qui m’habite, que je souhaite transmettre en tant que praticienne, et qui fait ma singularité. Le présenter a été un moment fort, en communion avec l’assemblée. Les divers intervenants ont enrichi les propos exprimés et ouvert encore de nouvelles portes de réflexion, faisant de cette soirée un rendez-vous très riche et inoubliable. Merci à tous !

Véronique CAILHOL

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